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Tous les chimistes s’accorderont à le dire : Pour parler de la chimie et de son rapport avec la société, l’avoir apprise et pratiquée est une condition nécessaire. Mais cette condition est-elle pour autant… suffisante ?

C’est parce qu'il pense le contraire que Richard-Emmanuel Eastes propose, à travers le rendez-vous mensuel d'une chronique délibérément provocatrice, des pistes destinées à mieux comprendre les relations ambigües que la chimie entretient avec la société, à travers la compréhension conjointe de la chimie et de la société.

 

Il ne s’agira pas d’y communiquer la chimie directement mais bien d’y exposer divers points de vue, thèses et exemples marquants en vue de permettre au lecteur :

  1. d’élargir sa perception de la nature de notre discipline,
  2. d’aiguiser sa réflexion sur les modalités du dialogue chimie-société et 3/ de trouver des clés d’une communication performante pour son usage individuel.

 

L’objectif de cette chronique ne sera ni de livrer les contradictions internes de la discipline en pâture à ses éventuels détracteurs, ni de lui intenter des procès injustes et intempestifs. Bien au contraire, il s'agit d'initier une réflexion profonde, impudique et sans tabous, autocritique et volontairement dérangeante, mais toujours bienveillante, pour sortir la chimie de l’impasse communicationnelle dans laquelle elle se trouve depuis trop longtemps, pour rechercher des solutions hors des sentiers devenus des autoroutes à force d’être (re)battus, et contribuer à fonder le futur d’une chimie en société.